Les LIP, l'imagination au pouvoir, "C’est possible : on fabrique, on vend, on se paie !"

Publié le par Le désert du réel


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   En 1973 une usine de montres, LIP, dépose le bilan.
   Un comité d'action apparaît. Les travailleurs s'organisent. Manifestation d'abord, puis délégation à Matignon, séquestration des administrateurs - classique. Puis le ton monte : ils décident d'occuper l'usine. Les stocks de montres sont subtilisés puis cachés ici et là dans la région avec le soutien de quelques curés : montant du butin, 500.000 millions d'anciens francs. Les ouvriers décident de relancer la chaîne de montage horlogère pour "assurer un salaire de survie" - un slogan : "on fabrique, on vend, on se paie !"  C'est l'heure de la première paie sauvage. Face à la répression, d'autres usines font grève et les manifs tournent à l'affrontement. On parle alors de casseurs qui veulent casser du CRS, déjà.
   Dans la lutte émerge une forme de vie collective où circule de l'auto-organisation, de la solidarité et du partage ; où s'éprouve une forme de puissance collective, l'autre nom de la joie pour Spinoza. L'essentiel n'est pas alors comment ça finit - mal forcément puisque le pouvoir politique et patronal (CNPF) s'active pour que  de telles choses ne soient pas possible.
   C'est quoi alors ? Malheur à l'impuissant qui n'est pas capable de le sentir.

 

Retour sur ce conflit historique, forcément contradictoire.

Les LIP, l'imagination au pouvoir, réalisé par Christian Rouaud en 2007

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