Le nucléaire comme catastrophe intégrale.

Publié le par Le désert du réel

 

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Là où il y a des centrales nucléaires, il y a eu, il y a et il y aura des accidents nucléaires. Mais l'accident nucléaire, comme Fukushima ou Tchernobyl ne doit pas être confondu avec la catastrophe nucléaire. La catastrophe réside dans le nucléaire lui-même, elle commence avec la fabrication d'armes nucléaires, l'installation de centrales et la prolifération de déchets. L'accident constitue seulement le moment où le nucléaire comme catastrophe devient visible pour tous.  "Il n'y a pas d'alternative au nucléaire", nous dit-on. Pas d'alternative compte tenu de ce qu'est notre monde, son régime de production et de consommation. Question : De quoi le nucléaire est-il le signe ? Réponse : d'une civilisation pathogène et morbide.
Du côté du pouvoir, le nucléaire permet une domination technico-scientifique absolument opaque, centralisée et séparée ainsi que des modes de contrôle des populations absolument inédits.
Qui veut le nucléaire veut ou devrait vouloir un pouvoir intégralement autoritaire.
Illustration.

 

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Deux documentaires :
1. Sur la préparation à la gestion des accidents nucléaires.
2. Sur la gestion de l'accident de Tchernobyl.

Attendre plusieurs secondes après avoir cliqué sur l'image.

 

1. Nucléaire en alerte, de Thomas Johnson
Gérer un accident nucléaire est devenu face au développement de cette énergie dans le monde, une préoccupation majeure de tous les Etats, en particulier en France, pays le plus nucléarisé de la planète. Depuis Tchernobyl, on sait que le risque zéro n'existe pas. Aucun pays n'est à l'abri. Or, le nombre de centrales est croissant et la course au nucléaire, bien engagée. Pourquoi ne nous dit-on rien ? Quelles seraient les mesures à prendre en cas de nouvelle tragédie ? Comment s'organiseraient-elles, au niveau sanitaire, militaire, technologique, médiatique, économique et politique ? Comment faire face à court et long terme ? "Nucléaire en alerte" raconte, grâce à une enquête menée au niveau international et à des reconstitutions, comment les Etats se préparent à gérer, en particulier depuis le 11 septembre, une nouvelle catastrophe nucléaire.

 

 

 

 

 

2 . La bataille de Tchernobyl, de Thomas Johnson
Ce documentaire, alliant à la fois témoignages et documents d’archives, raconte pour la première fois, la bataille de Tchernobyl. Elle commence la nuit de l’explosion, le 26 avril 1986, à 01h23. Pendant huit mois, huit cent mille soldats envoyés de tout l’Empire soviétique vont tenter de « liquider » la radioactivité, construire le « sarcophage » du réacteur accidenté, mais ils vont surtout sauver le Monde d’une seconde explosion, une explosion nucléaire, quinze fois plus puissante qu’Hiroshima, qui aurait ravagé la moitié de l’Europe. 
 

Publié dans Enfer et désert

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